RD : l’armée interpelle 50 migrants haïtiens à San Juan de la Maguana.
Cette opération s’inscrit dans une dynamique plus large de renforcement des contrôles migratoires en République dominicaine, notamment dans les zones frontalières et les provinces agricoles. Depuis plusieurs mois, l’Armée dominicaine et la Direction générale de la migration (DGM) multiplient les patrouilles conjointes afin de lutter contre l’immigration irrégulière et les réseaux de trafic de migrants, conformément à la loi dominicaine n°285-04 sur la migration.
Selon les autorités dominicaines, ces interventions visent également à préserver l’ordre public et la sécurité nationale, tout en assurant une meilleure coordination entre les forces armées et les services de l’immigration. La Direction générale de la migration a déjà indiqué, dans plusieurs communiqués officiels, que des milliers de ressortissants étrangers en situation irrégulière ont été interpellés puis reconduits à la frontière au cours des derniers mois (voir : Direction générale de la migration – République dominicaine, migracion.gob.do).
Le quotidien dominicain Listín Diario, qui a relayé l’information, souligne que la province de San Juan figure parmi les zones régulièrement ciblées par ces opérations en raison de son activité agricole et de
Ressortissants Haïtiens à San Juan de la Maguana
sa proximité avec des axes de passage utilisés par des migrants sans papiers (Listín Diario, section Migration).
Par ailleurs, des organisations internationales telles que l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) rappellent que la crise sécuritaire, politique et économique persistante en Haïti continue de provoquer des mouvements migratoires vers les pays voisins, notamment la République dominicaine (OIM, iom.int). Cette situation complexifie la gestion migratoire et pose d’importants défis humanitaires dans la région.
Enfin, plusieurs organismes de défense des droits humains appellent les autorités dominicaines à garantir le respect des droits fondamentaux des personnes interpellées, en particulier lorsqu’il s’agit de femmes et de mineurs, conformément aux conventions internationales ratifiées par le pays, dont la Convention relative aux droits de l’enfant (UNICEF, unicef.org).




